Vie entrepreneuriale et économique locale - Le contexte

LE CONTEXTE : Renseignement d’ambiance et d’environnement

Quid de cet aspect sur la commune ces 30 dernières années ?

Cintegabelle est un village avec un très grand potentiel. D’une grande surface de terres en rapport à ses voisins, à dominante agricole, possédant un axe routier principal à passage dense entre Toulouse et l’Andorre et une gare ferroviaire à 1 voie sur ce même axe, le secteur tertiaire est à notre sens, non mis en valeur dans le centre, ou complètement absent ou négligé sur le reste de la commune. Nous observons également des Baccarets à Picarrou, des Entreprises avec sièges sociaux ou/et locaux complètement éparpillés, insérés dans les zones d’habitation, sans visibilité et ce quel que soit le domaine professionnel. Seules quelques entreprises installées en bordure de Nationale sont présentes depuis plus de 10 ans.

Dans le centre de la commune, les seuls entrepreneurs encore présents, n’existent que parce qu’ils sont essentiels à la vie de proximité quotidienne. Ils sont de tailles et de service très réduits :

      • Boulangerie, boucherie
      • Banque
      • Café/Tabac-presse
      • Santé (médecins, infirmiers, ostéopathe, dentiste)
      • Pizzeria

Alors la question a été de savoir pourquoi si peu d’alliés économique dans une commune qui jouit des mêmes aspects pratiques que ses voisins (je dirai même mieux positionné que ses voisins ?)

Nous avons naturellement posé cette question à nos ainés de la commune, qu’ils soient anciens entrepreneurs, propriétaires terriens, ou Cintegabellois résidant depuis plus de 40 ans :

« Qu’est-ce qui a changé sur Cintegabelle ces 30 dernières années ? », la réponse est sans appel :

« Rien si ce n’est que nous avons vu les commerces fermer les uns après les autres »

Nous avons également cherché à connaître le nombre d’Entrepreneurs sur la commune. Les sites de recensement des Entreprises indiquent plus de 400 Entreprises immatriculées. En affinant cette recherche, nous comptabilisons environ 110 Entrepreneurs actifs dont certains possèdent des capitaux de plus de 50000€. Ces Entreprises immatriculées, sont toutes sensées payer la CFE.

Il n’a pas été désigné (source : site internet de la mairie/Conseil municipal) d’adjoint (ou de conseiller municipal à titre délégué) chargé de la vie économique locale ou entrepreneuriale. Il existe une commission chargée du « développement/attractivité territoriale –développement durable ». 2 personnes sur 7 sont entrepreneurs immatriculés au RCS Toulouse et ayant leur siège sur Cintegabelle.

Les zones artisanales déjà existantes sur Cintegabelle (panneaux inexistants)

Nous avons recensé 3 zones artisanales référencées comme zone UX sur le Plan local d’urbanisme et une zone dans le centre du village :

ZA DE JAMBOURT

Zone de Jambourt est située entre Cintegabelle et Saverdun, sur la RD820, loin de la commune et sans lien direct avec celle-ci. La zone compte environ 21 lots (cadastre) et existe depuis plus de 25 ans. Moins de 10 lots sont exploités par des Entreprises. La zone est indiquée et dispose d’un accès.

Nous apercevons des hangars avec maisons attenantes non terminées et existants depuis plus de 5 ans sans activité, mêlées avec des Entreprises en activité et des locaux de très grande surface vides.

La principale activité de la zone est le BTP. (Gravière, béton, engins). Il existe également une entreprise d’activité forestière et location-vente de mobil home. Plusieurs locaux, anciens, vides sont à vendre ainsi que des fonds de commerce. L’activité y semble très faible et la zone peu entretenue dans ses parties communes donne un aspect « lieu-fantôme » (cf.photos) .

ZA ancienne discothèque de Cintegabelle et zone inoccupée face à la gare

Il s’agit ici de l’ancienne discothèque de Cintegabelle fermée depuis plusieurs années. Un bureau d’études s’est installé sur une parcelle du terrain.

La zone en face de la gare SNCF est inexploitée et inutilisée. Contenance : 8 hectares. Lieu proche de la commune et des axes routiers principaux. Futur collège de Cintegabelle à moins de 1 kilomètre.

ZONE ARTISANALE IMPASSE DE L’AUTAN

Cette zone dans le centre du village est composée de 8 lots dont la moitié environ, s’est transformé en maison à usage d’habitation. Absence d’indication de la zone si ce n’est à l’entrée de celle-ci. Pas ou peu de visibilité car complètement intégrée dans la zone d’habitation.

La 3eme modification du PLU de la commune prévoit une zone artisanale sur le chemin de l’horto.

Cette zone d’une surface limitée, se rapproche de la zone stratégique que nous élirons une fois en place et peut être intéressante pour certaines activités bien précises. Elle ne bénéficiera par contre d’aucune visibilité de « l’extérieur » et ne sera donc, en termes d’attractivité ou de rentabilité pour les entrepreneurs potentiels, réduite à la seule utilisation par ceux qui la connaisse, risquant ainsi le même destin que la zone de l’autan. D’autre part, le chemin de l’horto n’est pas en mesure pour l’instant d’accueillir un trafic lié à une activité artisanale, celle-ci étant étroite et ne permettant pas de passer à deux véhicules sans risque.

Enfin, le chemin de l’horto demande un effort financier supplémentaire, car il astreindrait à payer une taxe dite « PVR » en plus de la viabilisation, effort que le banquier pourrait pointer du doigt car non productif pour l’Entreprise et « cash-flow less » pour l’achat de ressources matérielles.

La désertification/non développement de ces ZA existantes

Les 2 zones artisanales existantes et intégrées dans les zones d’habitation ont été dévoyées de leur fonction initiale.

La seule zone artisanale d’envergure en activité qui est celle de « Jambourt », est dans un état où très peu d’artisans seraient capable de venir l’intégrer pour y réaliser des affaires. On y trouve essentiellement des métiers liés au bâtiment (stockage ou production de matière première). La première ligne de bâtiment seule visible depuis la nationale n’est pas mise en valeur et 3 entreprises seulement bénéficient par l’espace du lot ou la taille du bâtiment d’une bonne visibilité.

A l’intérieur, la zone semble être dépourvue de synergie entre entrepreneurs. Certains mêmes ne se connaissent pas ou ne se sont jamais rencontrés ! La végétation présente sur le site, occulte de la visibilité depuis la nationale 20, la deuxième ligne de bâtiments.

Les raisons de ce malaise économique

En reprenant la genèse de cette zone, on peut comprendre maintenant, les résultats non escomptés pour la commune qui a finalement fait une mauvaise affaire et ne pouvait continuer d’espérer avoir une zone dynamique et vivante malgré un emplacement qui semblait cohérent à l’époque, en face d’un fort trafic routier mais loin de la commune.

Lorsque la zone fût créée au milieu des années 90, l’ensemble des lots a été vendue au franc symbolique.

Des entrepreneurs ont sauté sur l’occasion pour « acheter » des lots permettant ainsi aux financements formulés de pouvoir acquérir en sus, plus de ressources matérielles.

Cependant, beaucoup plus de personnes ont également pu « acheter » ces lots, mais les desseins étaient beaucoup moins honorables, profitant de la naïveté d’une commune pour s’enrichir par la suite. Cette année encore, un lot s’est vendu plusieurs dizaines de milliers d’euros à un entrepreneur alors que le propriétaire l’avait payé 1 franc ! Il n’a jamais rien fait dessus et n’est même peut-être jamais venu sur la commune !

Cette situation s’est renouvelée à plusieurs reprises et se reproduira car d’autres lots sont nus depuis 25 ans maintenant.

La ZA de Jambourt est donc en proie à de nombreux maux qui ne pourront se soigner que par la volonté d’une politique rigoureuse et qui palie également le manque de signalétique à l’entrée de la commune, l’aspect « zone fantôme », l’insécurité avec 3 cambriolages en 8 mois et bien d’autres problèmes rencontrés lors de mes visites sur cette Zone artisanale.

Nous remercions néanmoins les artisans, indépendants et entrepreneurs présents qui font leur travail tous les jours dans cette zone qui semble tellement écartée de notre commune alors qu’elle n’est qu’à 3.6 kms du centre, proposant néanmoins des emplois parfois en CDI comme les emplois créés par le nouveau gérant du loto « joker » ou la reprise d’une entreprise familiale par un jeune qui croit en l’avenir dans cette commune.

L’impact économique et la réputation de nos entrepreneurs

Les différents entretiens que nous avons pu avoir avec les entrepreneurs sur place montrent que seulement 1 entrepreneur sur la zone vit à Cintegabelle. Etrangement, la zone est plus investie par les saverdinois, laissant donc peu d’interaction possible entre Cintegabelle et sa zone (les entrepreneurs sont plus amenés à adhérer à la vie de leur commune).

Les impôts récoltés (échelle communautaire puis redistribué) ne sont pas en adéquation avec le nombre de lots présents et plus généralement à l’échelle de la commune les entrepreneurs vivant à Cintegabelle préfèrent avoir leurs sièges sociaux ailleurs qu’à Cintegabelle, impliquant un manque cruel à gagner qui pourrait être redistribué à différents pôles principaux de notre programme dans le cadre de la définition budgétaire de la commune.

La raison est on ne peut plus simple : Le manque d’attractivité pour Cintegabelle engendre peu d’intérêt pour cette dernière et au-delà de l’impact économique, élimine les commerces les plus fragiles alors qu’ils ont l’exclusivité d’une activité et un local bien placé. Ce fut le cas pour la caviste/fleuriste qui, malgré l’aide et le soutien apporté par la collectivité (logement ou commandes) ou les entrepreneurs sur place avec des achats réguliers, n’a pas survécu à la faible fréquentation dans le village et a disparu avec perte et fracas perdant un investissement initial à cinq chiffres et la non reprise de son activité par un entrepreneur.

La réputation d’une place commerciale ou d’un entrepreneur dans sa commune est important, l’exemple de la place du marché en est un autre signe. L’excellente initiative de créer un marché de plein vent avec plusieurs commerces initialement représentés se termine aujourd’hui avec un marché actuel à 2 ou 3 étals. La faute n’est à personne, car personne ne suit cette dynamique qui doit être une attention de tous les jours. C’est un travail lourd et astreignant que celui de suivre la vie économique de sa commune en vue de la promouvoir à l’extérieur de nos lignes et de redorer ainsi le blason de notre si beau village et pourquoi pas finir « plus beau village de France » sur une chaine nationale ! Nous expliquons cela dans le paragraphe suivant.

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